L’investissement est une question de rationalité et il y a une vitesse à laquelle le capital doit être consommé pour devenir rentier. Voici les détails.

Quels sont les avantages de consommer son capital pour devenir rentier ?

Pour atteindre son objectif de devenir rentier, la consommation de capital recèle des avantages réels en matière de fiscalité. En effet, un fonds classé comme étant un capital n’est pas soumis à l’impôt sur le revenu. Autrement dit, le montant déposé ne fait pas partie d’une base imposable au sens des dispositions légales indiquées dans le Code des impôts. Par exemple, il existe des enseignes spécialisées dans l’assurance-vie qui accordent à leurs clients la possibilité de faire des retraits réguliers dont la fréquence et le montant dépendent de leur profil financier.

Cette option traditionnelle de sorties en capital est plus ou moins similaire au mécanisme de rente viagère sauf que le contrat ne stipule aucune coupure de versement en cas de décès de l’assuré.

Cette possibilité de rachats programmés et basés sur le capital n’est pas considérée comme une opération taxable. En d’autres termes, seules les primes de contrat d’assurance-vie versées après le 27 septembre 2017 sont soumises, sur option, à l’impôt sur le revenu ou au prélèvement forfaitaire unique (PFU).

Cette formule de retrait de capital permet de réaliser des économies fiscales dont les sommes accumulées peuvent être servies à l’alimentation d’autres supports de placement. Pour rappel, ce type de rachat est plus approprié pour les contrats de plus de huit ans.

avantages de consommer son capital pour devenir rentier

La technique du «variable annuities »

La consommation de capital permet également d’acquérir un état d’esprit plus rationnel en termes de dépenses. Autrement dit, elle amène le futur rentier à un niveau de réflexion plus mûre, car le capital est un concept assez délicat et trop sensible pour être négligé. Consommer son capital revient à adapter son mode de vie à un rythme de dépense jugé plus modéré afin d’être toujours en phase avec son but ultime qui n’est autre que l’accès à l’indépendance financière.

Suivre la «règle des 4%» pour consommer son capital et devenir rentier

Basée sur des calculs parfaitement compatibles à la réalité, la règle des 4% est la vitesse de consommation de capital la plus optimale pour devenir rentier. Elle consiste à prélever 4% du fonds investi sur des instruments de placement dont le rendement moyen est supérieur à 5%. Certes, le fait de consommer son capital peut s’avérer être un exercice assez périlleux en ce sens que le fond placé risque de se contracter sous l’effet de l’augmentation des retraits gonflés par l’inflation. Cependant, il y a des techniques efficaces pour contourner ce problème.

Par exemple, en investissant dans l’immobilier, le futur rentier peut recourir au crédit bancaire pour acquérir deux ou trois appartements de qualité avec un loyer mensuel d’environ 1000 euros. Cela dit, avec trois appartements à 100 000 euros et un rendement d’environ 5%, il est possible de consommer 500 euros par mois sans épuiser le capital dans un délai inférieur à 74 ans. Cette hypothèse ne tient pas compte de la revalorisation des actifs immobiliers. En effet, étant donné le dynamisme actuel et futur de ce secteur, les logements bien placés peuvent gagner au minimum 25% de leur valeur initiale en l’espace de 10 ans, ce qui compensera les dépenses en capital.

En ce qui concerne les investissements en Bourse dans le CAC 40, la marge de manœuvre en matière de consommation de capital y est encore plus large. La raison est simple : les entreprises françaises cotées en bourse affichent actuellement une belle performance, ce qui tend à faire progresser les dividendes. La hausse du cours des parts en action revalorise le capital et cela représente une opportunité de réalignement à la hausse pour les dépenses courantes. Cet effet accélérateur est salutaire pour l’amélioration du niveau de vie des épargnants désireux de devenir rentiers.

La technique du «variable annuities » : l’un des meilleurs moyens de consommer son capital tout en devenant rentier

La «variable annuities» repose sur une logique de contrat d’assurance permettant d’établir un compromis efficace entre les intérêts de l’assureur et de l’assuré. C’est une formule très utilisée dans les pays anglo-saxon et également très pratique pour un pays financièrement avancé comme la France.

En général, c’est l’équivalent d’une assurance-vie pouvant servir de complément de revenu dès la retraite. Bon nombre d’enseignes l’adoptent pour assurer un train de vie convenable à leurs clients dès leur retraite. Le principe est simple : l’assureur s’engage à effectuer des versements à vie au profit de l’assuré, c’est-à-dire des sommes prélevées au capital. Si le contrat repose sur des fonds en euros cotés en Bourse, le capital peut rester intact malgré les prélèvements, car les gains issus des ordres de vente et d’achats compenseront les sorties en capital. Cette option est, certes, fondée sur des supports à risque, mais les revenus garantis peuvent atteindre 3,5 % du capital versé, soit à peu près 3 500 euros par an pour une mise de départ de 100 000 euros. Si le futur rentier n’a plus besoin de retirer ces revenus garantis, son capital non consommé produira constamment de l’intérêt.

La technique du «variable annuities »

Établir une bonne stratégie de consommation de capital pour devenir rentier

Le montant du capital consommé doit tenir compte des projets d’avenir de l’investisseur désireux de devenir rentier. S’il prévoit de transmettre le reste de son patrimoine à ses enfants, il serait préférable d’affecter ce dernier à des placements plus diversifiés comme les SCPI (sociétés civiles de placement immobilier), les livrets bancaires ou le Livret A dont le rendement sera nettement plus élevé à partir de 2020.

Par ailleurs, lors de la signature d’un contrat d’assurance-vie prévoyant le retrait ponctuel d’une certaine somme, il faut lire avec beaucoup d’attention les dispositions de l’accord, car certains produits d’assurance ont tendance à bloquer le versement des primes en cas de décès de l’assuré. Cela dit, les droits et obligations nés d’une assurance-vie doivent correspondre aux besoins de l’apprenti rentier. En outre, les dépenses couvertes par le capital consommé doivent également être stables temporellement tout en prenant compte des événements imprévisibles tels que les accidents ou les maladies.

Catégories : Temps