Des taux en baisse, mais toujours pas d'engouement pour les prêts quelles raisons

Des taux en baisse, mais toujours pas d’engouement pour les prêts : quelles raisons ?

La baisse des taux des crédits immobiliers figure parmi les bonnes nouvelles de l’année 2024.

Malgré cela, le volume des emprunts a atteint son niveau le plus bas depuis près d’une décennie. Etat des lieux !

Effondrement du volume de crédits, en dépit de la baisse des taux

En 2024, les emprunteurs se réjouissent de la baisse progressive des taux immobiliers. Depuis le début de l’année, ceux-ci sont plus stables. Une aubaine pour les candidats à la propriété. En revanche, le volume de crédits est en chute libre. Les nouveaux prêts s’effondrent presque chaque mois.

D’après la Banque de France, le montant des nouveaux crédits était chiffré à 6,7 milliards d’euros en mars dernier, Il s’agit en l’occurrence du volume le plus bas jamais enregistré depuis près de 10 ans. Rappelons que celui-ci s’établissait à 7,4 milliards d’euros un mois avant cette publication.

La preuve palpable de l’effondrement du volume de crédits immobiliers. Or, le taux d’intérêt moyen de ces nouveaux emprunts s’avère plus favorable aux emprunteurs. Celui-ci est passé de 4,11% en février à 3,94% en mars. Il s’agit donc du deuxième mois consécutif de baisse après le pic de janvier, soit 4,17%. Une analyse faite par la Banque de France elle-même. Bien entendu, ces taux-là s’entendent hors frais et assurance.

Toujours selon la Banque de France, le taux moyen des nouveaux prêts s’établissait à 4,79% entre janvier et mars pour une durée d’emprunt de 20 ans et plus.

De fait, la baisse des taux d’intérêt des crédits ne suffit pas à elle seule pour résoudre la crise immobilière. Espérons que le volume progresse dans les prochains mois.

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Vers la réforme du HCSF ?

Dans l’objectif de redynamiser le marché du crédit immobilier, les banques ont déjà mis en place des stratégies ad hoc. Et, celles-ci vont de pair avec la baisse des taux. Les candidats à la propriété, quant à eux, sont plutôt démotivés. En raison, les prix de l’immobilier s’avèrent encore relativement élevés dans plusieurs villes françaises.

Le coût de l’emprunt représente une charge non négligeable sur le pouvoir d’achat immobilier des Français. Mais d’autres éléments bloquent l’accès à la propriété. D’après les courtiers et les banques, les règles prévues par le Haut Conseil de stabilité financière (HCSF) rentrent dans cette catégorie.

Celles-ci permettent en principe d’ajuster les conditions d’octroi de crédit immobilier (surtout pour l’investissement locatif). Face à cette forme de contrainte, les acteurs du marché tablent sur la réforme du HCSF.

Bien que la réforme du HCSF ne soit pas encore effective, celle-ci rentre dans le cadre d’une proposition de loi de Lionel Causse, député Renaissance. Aux dernières nouvelles, celle-ci a été levée par son auteur lundi dernier. D’autant plus qu’elle a été critiquée par la Banque de France. Sans parler des différents amendements modifiant le texte original.

Pour l’heure, il n’y a pas encore de date officielle pour la prochaine réunion trimestrielle de l’instance. Le moment venu, le gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau et le ministre de l’Économie, Bruno Le Maire y seront présents. Bercy a récemment indiqué que la réunion du premier trimestre s’est bien tenue via « une procédure écrite ». Mais celle-ci a été infructueuse.

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justin malraux
Justin Malraux

Editeur de plusieurs sites web spécialisé dans les finances personnelles et l'investissement, Justin est le fondateur du magazine Devenir Rentier.

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