Grâce à PERCO, un salarié peut préparer ses vieux jours avec le total appui de l’entreprise qui l’emploie, et tout cela dans de bien meilleures conditions. C’est, en effet, l’un des dispositifs de placement les plus efficaces pour devenir rentier dès l’âge de la retraite.

Qu’est-ce que le PERCO ?

Le PERCO ou Plan d’épargne retraite collectif, est un produit d’épargne créé en 2003 par une loi relative à la réforme des retraites. Il ne peut être souscrit qu’au sein d’une entreprise. Étant donné que cette dernière est tenue de proposer au moins une possibilité d’épargne sur une période plus courte, le PERCO ne peut être mis en place qu’à condition que d’autres instruments d’épargne comme le PEE (plan d’épargne entreprise) ou le PEI (plan d’épargne interentreprises) existent déjà au sein de l’entité employeuse. En plus, la souscription à ce type de plan doit résulter d’un accord préalable entre l’entreprise et l’organisation syndicale dans laquelle les salariés sont affiliés.

En général, l’alimentation d’un PERCO bénéficie de l’appui financier de l’employeur, c’est le fameux «abondement». La proportion de cette aide dans le versement du salarié peut atteindre 300% ou l’équivalent de 16% du PASS (plafond annuel de la sécurité sociale).

Il va sans dire que les sommes versées sont bloquées jusqu’à l’âge de la retraite et feront l’objet d’un versement sous forme de rente viagère ou sous forme de capital. Néanmoins, comme dans le cas du PERP (Plan d’épargne retraite populaire), un déblocage exceptionnel est faisable dans certaines circonstances, notamment l’acquisition d’une résidence principale, le décès, l’invalidité, le surendettement, etc.

Tous les collaborateurs de l’entreprise ayant acquis au moins 3 mois d’ancienneté peuvent accéder au PERCO. Et selon leur profil financier, ils peuvent alimenter leur plan de différentes façons : soit par intéressement, soit par participation, soit par transfert depuis d’autres plans d’épargne salariale, soit par versements volontaires, soit par compte-épargne-temps.

Si le salarié change d’entreprise, il peut continuer à alimenter son ancien PERCO, mais moyennant des frais de gestion.

Pourquoi le PERCO permet de devenir rentier ?

L’adhésion d’un salarié au PERCO de son entreprise lui permet de détenir un compte épargne personnel dans lequel il peut procéder à des versements volontaires ou de tout ou partie de ses primes d’intéressement et de participation. Aussi, grâce à la contribution de son employeur, le montant de son capital peut croître au fil des années, ce qui représente un facteur favorable pour l’atteinte de son indépendance financière, et donc de la réalisation de son ambition de devenir rentier à vie.

Pour pouvoir maximiser son gain, le salarié peut choisir entre au moins trois types de fonds à formule d’investissement variée. Au moins l’un de ces supports d’épargne doit être consacré à l’économie solidaire ; ce qui revient à dire que c’est une belle opportunité pour exprimer ses initiatives de développement local et son engagement pour des actions à vocation sociétale comme la réinsertion et la lutte contre l’exclusion.

Le PERCO satisfait également aux conditions de fiabilisation d’un placement à long terme grâce à son «garde-fou financier». En effet, seuls 10 % des fonds déposés peuvent être intégrés dans le passif de l’entreprise émettrice. Autrement dit, depuis l’entrée en vigueur de la loi Macron de 2015, le capital de chaque salarié ne peut être détenu sous forme d’action qu’à ce seuil maximal.

Qui plus est, c’est un plan d’épargne permettant de mettre en place une gestion patrimoniale à la fois souple et diversifiée, tout en tenant compte de l’évolution des marchés financiers ainsi que la conjoncture économique.

À noter que pas moins de 250.000 entreprises françaises proposent actuellement un PERCO à leurs salariés, ceci dans l’ultime but de les aider à accéder à leur statut de rentier dès leur retraite.

Devenir rentier avec le PERCO : les avantages fiscaux et sociaux

Côté fiscalité, les produits des sommes versées sur le PERCO, y compris l’abondement, sont exonérés de l’impôt sur le revenu (IR) ainsi que des prélèvements sociaux, mais dans la limite d’un plafond annuel de 6 357,12 euros (s’il s’agit d’un intéressement, celui-ci est de 19 866 euros). Ainsi, bien que les gains accumulés soient soumis aux contributions sociales au moment de la sortie en capital, ils échappent à l’impôt sur le revenu.

Dans le cas où l’épargnant opte pour un versement sous forme de rente viagère, le capital constitutif de la rente n’est pas fiscalisé à l’IR. Cependant, les arrérages ou versements successifs de revenus, sont soumis, annuellement et de manière dégressive, à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, c’est-à-dire 40 % pour les futurs rentiers âgés de 60 à 69 ans et 30 % pour ceux âgés de plus de 70 ans. Ce sont autant d’économies fiscales à réaliser pour alléger ses charges, un processus plus que nécessaire pour booster son capital et pour devenir rentier.

Il importe de remarquer que même si les sommes versées sont exonérées des charges sociales, elles sont soumises à la CSG (Contribution sociale généralisée) et à la CRDS (Contribution pour le remboursement de la dette sociale).

D’autres conseils utiles pour devenir rentier avec le PERCO

Comme tout plan d’épargne, le PERCO a ses particularités. De ce fait, pour devenir rentier avec ce type de support, la première chose à faire est de bien analyser le règlement sur lequel le placement se base. Cette analyse préalable doit s’inscrire dans le cadre de la performance l’entreprise.

Donc, une fois arrivé à la retraite, le bénéficiaire doit recevoir un état récapitulatif des flux des versements effectués sur son PERCO ainsi que l’ensemble des éventuelles valeurs mobilières épargnées ou transférées depuis ce dernier. Ce document doit contenir les informations les plus pertinentes et surtout celles relatives aux frais de tenue de compte-conservation dont la prise en charge incombe à l’entreprise.

Ce n’est pas tout, pour bien optimiser son PERCO, encore faut-il savoir bien jauger ses dépôts et acquérir une bonne méthode de négociation avec son employeur. De toute façon, le but de l’aspirant rentier est de maximiser l’abondement de l’entreprise.

Dans cette optique, il est déconseillé de consacrer plus de 20% de son revenu salarial à son PERCO. D’ailleurs, la loi limite à 25% de toute rémunération le montant annuel brut des versements volontaires qu’un salarié peut effectuer.

Enfin, étant donné que le transfert PERP-PERCO n’est pas encore permis, un bon arbitrage nécessite les conseils avisés d’un professionnel. En effet, ce dernier est à même de déterminer la meilleure stratégie de placement possible grâce à son simulateur dédié qui comporte différents paramètres personnalisables.

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