Les FCPI ou Fonds commun de placement dans l’innovation sont des produits de placement financier permettant de tabler sur un flux de revenus réguliers et temporellement croissant. C’est donc l’un des meilleurs moyens de devenir rentier. Voici ce qu’il faut savoir pour atteindre cet objectif.

Qu’est ce que les FCPI ?

Qu’est ce que les FCPI

Les fonds commun de placement dans l’innovation (FCPI) font partie des organismes de placement collectif en valeurs mobilières (OPCVM) de droit français. Avant d’être créés, ils doivent recevoir l’agrément de l’Autorité des marchés financiers (AMF).

Côté tarif et procédures de souscription, ces fonds offrent une grande accessibilité pour les particuliers désireux de miser dans le capital-investissement, c’est-à-dire des sociétés ayant un besoin de croissance rapide. D’ailleurs, au moins 70 % des fonds collectés par cette entité gestionnaire doivent être investis dans les actions des petites et moyennes entreprises (PME) cotées ou non. Il s’agit des sociétés exerçant des activités à caractère innovant dans des secteurs de pointe tels que l’informatique, l’Internet, les télécommunications, la biotechnologie, etc.

À noter que dans le cadre des investissements en FCPI, les PME cotées sur le marché Alternext sont considérées comme des non cotées. Par ailleurs, pour bien maîtriser les risques, la proportion des fonds investis dans les entreprises cotées en bourse est limitée à 20 %. Pour ce qui est des 30 % restant, le FCPI peut les confier à d’autres organismes d’investissement sécurisé tels que la Société d’investissement à capital variable (SICAV) ou les sociétés par action. Cette liberté d’investissement s’explique par le fait que c’est surtout le rendement qui assure l’essentiel de la performance de ce type de fonds.

Les PME éligibles sont des entreprises de droit européen qui ont été créées depuis moins de 10 ans. Évidemment, en tant que telles, elles doivent respecter certaines limites en termes d’effectifs et de chiffre d’affaires. Les PME innovantes sont celles dont les dépenses en recherche et développement (R&D) représentent une part significative des charges annuelles. Ainsi, cette qualification est délivrée par des entités comme Bpifrance selon la nature des produits créés ainsi que les spécificités du process de l’entreprise.

Réaliser des économies et devenir rentier dans les FCPI grâce aux réductions fiscales

Réaliser des économies et devenir rentier dans les FCPI grâce aux réductions fiscales

Dans le domaine des placements financiers de type FCPI, l’atteinte de l’objectif de devenir rentier est en grande partie une question de rationalité fiscale. Il va sans dire qu’il est plus qu’important de bien exploiter les possibilités de réduction fiscale pour minimiser les charges de détention d’actifs.

Le statut des FCPI va dans le sens de cette logique étant donné que c’est un dispositif dont la souscription de parts ouvre droit à une réduction de l’impôt sur le revenu (IR). Cette économie fiscale peut atteindre 18% du montant net du capital investi, c’est-à-dire après déduction des frais d’entrée.

Cependant, la base retenue pour le calcul de la réduction fiscale fait l’objet d’un plafonnement annuel établi à 12.000 euros pour une personne seule et 24.000 euros pour un couple. Cela dit, le montant maximal de la réduction d’IR est de 2.160 euros pour un célibataire, divorcé(e) ou veuf(ve) et de 4.320 euros pour les personnes soumises à imposition commune, notamment les couples mariés ou pacsés.

Depuis le début de cette année 2018, la Commission européenne a validé un système de majoration pour certains versements. Cette nouvelle mesure ajuste le taux de réduction d’IR à 25%, soit une possibilité de défiscalisation respective de 3.000 ou 6.000 euros pour les deux catégories de contribuable susmentionnées. Pourtant, c’est bien dommage car cette majoration n’a pas encore été appliquée cette année. Néanmoins, le projet de loi de finances française pour 2019 prévoit de remédier à ce problème.

Pour pouvoir bénéficier de ce privilège fiscal, le futur rentier doit conserver ses parts de FCPI pendant au moins 5 ans, sauf en cas de décès, d’invalidité de seconde et de troisième catégorie ou en cas de licenciement de l’un des époux.

Une fois ce délai dépassé, les dividendes et les plus-values de cession de parts de FCPI sont exonérés d’impôt bien qu’ils soient toujours soumis aux prélèvements sociaux.

Devenir rentier dans les FCPI : comment et quand souscrire les parts ?

Devenir rentier dans les FCPI : comment et quand souscrire les parts

Les investisseurs aguerris savent déjà que les performances passées ne reflètent en rien celles du futur. En tout cas, les FCPI n’échappent pas à cette règle d’autant plus que leur structure peut varier d’une année à l’autre en fonction de la politique de financement de l’entité gestionnaire.

Donc, pour devenir rentier grâce aux FCPI, il faut se doter des meilleures méthodes pour les sélectionner, c’est-à-dire procéder à l’évaluation de la régularité de leur rendement. La raison est la suivante : ces fonds doivent être en mesure de cibler des entreprises innovantes ayant un meilleur potentiel de croissance. Autrement dit, des entités productives capables de mettre en œuvre une stratégie adéquate pour répondre à des besoins particuliers et évolutifs.

Pour éviter de mettre tous les œufs dans le même panier, il convient d’opter pour un placement fortement diversifié. Pour ce faire, il ne faut pas hésiter à s’informer sur Internet via les blogs ou les vidéos dédiées aux FCPI. Aussi, faire appel aux services des conseillers financiers professionnels s’avère être une très bonne idée.

Il faut toujours garder à l’esprit que le choix des fonds doit se faire en fonction du profil financier du futur rentier ainsi que de ses attentes en termes de dividende et de plus-value. De toute manière, les investisseurs peuvent trouver ce qu’ils cherchent sur les plateformes multi-gestion proposant des investissements prometteurs tels que les entreprises spécialisées dans l’énergie renouvelable ou les sociétés sous forme de private equity.

Enfin, les souscriptions de parts de FCPI peuvent s’effectuer, chaque année, auprès des réseaux bancaires, des conseillers en gestion patrimoniale ainsi que sur les sites web spécialisés.

D’autres informations pratiques sur les FCPI

D’autres informations pratiques sur les FCPI

L’article 79 de la loi de finances de 2002 et l’article 7 de celle de 2003 ont considérablement modifié les règles applicables au Plan d’Épargne en Actions (PEA). En effet, depuis le début de l’année 2002, les FCPI sont éligibles à ce plan, de quoi permettre aux investisseurs de devenir rentiers plus facilement. Mais il importe de rappeler que le bulletin des impôts du 4 juin 2003 a également établi quelques critères d’éligibilité au PEA, dont voici les plus essentiels : les FCPI doivent respecter à la fois le quota de placement obligatoire de 75 % en vigueur pour ledit plan et leur propre quota, c’est-à-dire les 70 % sous forme de titres innovants et non cotés.

En outre, le porteur de parts, son époux (se) et leurs familles en lignée directe ne doivent détenir plus de 10% des parts du fonds. En ce qui concerne les droits aux bénéfices des sociétés, ces mêmes souscripteurs ne doivent en percevoir plus de 25% au cours des cinq années précédant la souscription ou l’apport de titres. Cette règle est également valable pour les titres qui figurent à l’actif du bilan du fonds ainsi que pour les actifs détenus à titre de participation.

De ce fait, pour tout porteur de parts de FCPI, l’intérêt du PEA doit rester dans la limite du seuil d’exonération de plus-values accordée au-delà des 5 années de détention.

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