Devenir rentier et percevoir un revenu régulier sans courir trop de risques, c’est le rêve de tout un chacun. Contrairement aux idées reçues, être rentier n’est pas du seul ressort des personnes à revenus très élevés. Grâce à un emprunt bancaire, il est possible d’accéder à ce statut.

Les conditions d’emprunt pour devenir rentier

L’intensité de la concurrence dans le secteur bancaire et les dispositions légales et fiscales incitatives ont rendu les conditions d’emprunt plus flexibles. Mais pour pouvoir devenir rentier grâce à un fonds emprunté, il importe de savoir que les banques analysent minutieusement la situation financière des demandeurs de crédits.

L’ordonnance n° 2016-351 du 25 mars 2016 oblige d’ailleurs les banques à effectuer une évaluation précise de la solvabilité de chaque emprunteur. Or, ceux qui aspirent à devenir rentier optent le plus souvent pour un bien immeuble dans le but de le mettre en location afin d’en tirer un flux de revenus réguliers.

En effet, les banques françaises évitent autant que possible de financer des investissements à risques. Par conséquent, pour prétendre à l’obtention d’un prêt bancaire sur le moyen ou le long terme, la stabilité financière est de mise. En d’autres mots, les banques cherchent le maximum d’assurance pour garantir le remboursement des mensualités.

Pour cela, elles vérifient les bulletins de salaire et l’existence d’autres sources de revenus dans le but d’effectuer une simulation de crédit. L’idée est d’évaluer la capacité d’emprunt de chaque client potentiel.Aussi, la loi oblige les banques à ne pas octroyer un prêt à une personne dont le taux d’endettement dépasse les 33%.

Les conditions d’emprunt pour devenir rentierLe cas échéant, le banquier demande à l’emprunteur de remplir un formulaire pour évaluer son état de santé. Ce formulaire fait partie des pièces à fournir lors de la demande.

Quels sont les types d’emprunts possibles pour devenir rentier ?

Pour les personnes à revenu moyen, mais qui veulent créer leur propre patrimoine tout en percevant une rente régulière, l’emprunt bancaire est le moyen le plus approprié. Mais face aux incertitudes, privilégier l’investissement immobilier est une excellente option.

En effet, les banques sont plus enclines à accorder un prêt quand il s’agit d’acquisition immobilière.En tant qu’emprunteur averti, le but est de contracter un prêt sans se soucier du remboursement des mensualités. L’investissement locatif est l’un des moyens pour atteindre cet objectif. D’ailleurs, la plupart des banques ont une politique très intéressante quand elles financent ce type d’acquisitions.

plus grands avantages de l’investissement locatif est la possibilité de rembourser une partie ou même la totalité des mensualités grâce aux loyers perçus. La durée de remboursement peut s’étaler sur une dizaine voire une vingtaine d’années, mais comme on dit c’est un jeu qui en vaut la chandelle vu le patrimoine créé au terme du contrat.

Que l’acquisition soit dans le neuf ou l’ancien, le choix doit se porter sur un bien rentable comme un appartement avec un bon emplacement, un entrepôt, un parking, ou un local commercial. En plus, l’investissement locatif dans le neuf bénéficie d’une fiscalité adoucie depuis 1984.

Pour ceux qui ne souhaitent pas s’engager trop longtemps dans un contrat d’emprunt, ils peuvent opter pour la SCPI ou société civile de placement immobilière. En effet, c’est la solution adéquate pour percevoir une rente avec un petit budget.

Les parts de SCPI sont accessibles à partir de 5000 euros, ce qui permet d’emprunter sur un délai plus court.Pour les fervents défenseurs de la nature, certaines banques proposent des offres spéciales pour la sauvegarde de l’écosystème. L’idée est d’emprunter pour acquérir des terrains plantés de jeunes arbres et percevoir, au moment venu, les rentes issues de l’exploitation durable de ces forêts.

Quels sont les types d’emprunts possibles pour devenir rentier

C’est vrai que ce type d’investissements n’est rentable qu’après au moins 10 ans, mais ce choix est une question de conviction.

Devenir rentier en empruntant : Combien faut-il ?

La somme empruntée dépend de l’importance de l’investissement que le futur rentier souhaite réaliser. Pour ceux dont la plus grande qualité est la patience, ils peuvent emprunter une somme suffisante pour acquérir un bien immobilier.

Par exemple, dans les grandes villes comme la région parisienne, le prix moyen du mètre carré tourne autour de 9000 euros. Mais à Nîmes ce prix peut baisser jusqu’à 1700 euros. Bien évidemment, le choix de l’emplacement et la nature du bien acheté sont cruciaux pour assurer un retour sur investissement sans encombre.

Pour cela, il serait plus sûr d’acheter un bien immobilier dans une région à forts potentiels économiques. Pour ce qui est de l’amortissement des coûts d’investissement, l’idéal serait que l’emprunteur dispose déjà d’un revenu salarial stable pendant la durée du contrat d’emprunt pour payer ses dépenses courantes et pour que la demande de crédit soit acceptée.

En effet, dans le cas où le revenu salarial couvre suffisamment ces dépenses, les loyers mensuels (s’ils sont supérieurs aux mensualités de l’emprunt) permettront de dégager une plus-value qui équivaut à une rente étant donné que les taux d’intérêt de la plupart des banques françaises sont fixes.

Dans le cas d’un investissement dans une SCPI, il est plus rentable d’emprunter plus de 50000 euros afin de diversifier les placements dans différents secteurs immobiliers. En règle générale, devenir rentier c’est se fixer un objectif d’obtenir au moins une rente mensuelle équivalente au Salaire Minimum Interprofessionnel de Croissance, c’est-à-dire environ 13 400 euros net par an.

Pour ce faire, la mise initiale doit obtenir au moins un rendement de 3% corrigé de l’inflation.

Les points de vigilance en matière d’emprunt pour les futurs rentiers

Les points de vigilance en matière d’emprunt pour les futurs rentiers

Devenir rentier à partir d’un fonds emprunté demande de la rigueur, mais aussi une capacité de prévision suffisamment aiguë. En effet, pour éviter la faillite, le futur rentier doit établir au moins un simple plan d’investissement, c’est-à-dire qu’il doit préalablement se poser lui-même certaines questions : qu’est ce qu’il veut obtenir et à partir de quels moyens ?

Au moins, en se posant ces questions, il sera tout à fait capable de gérer les imprévus.L’un des pièges qu’un futur rentier doit éviter c’est d’acquérir un immeuble sur un coup de tête. La décision doit être mûrement réfléchie afin d’assurer un retour d’investissement certain pendant un délai bien délimité.

À cet effet, il faut penser à la capacité future du bien immobilier acquis à générer un flux de rentes à la fois stable et continu. Par précaution, certains investisseurs souhaitant devenir rentiers font appel aux services des professionnels tels que les courtiers pour éviter des erreurs dont les conséquences pourraient être irréversibles.

Certaines personnes sont aussi tentées de miser sur des spéculations en bourse alors qu’elles ne disposent pas des connaissances et des expériences requises pour le faire. En effet, ce genre d’investissement offre des gains substantiels, mais les risques sont trop grands. De préférence, un aspirant rentier doit se focaliser sur des investissements à valeur sûre.

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