Les Fonds d’investissement de proximité (FIP) ont été créés en 2003 pour soutenir le développement des PME. Ils s’adressent aux épargnants désireux de devenir rentiers tout en bénéficiant d’un avantage fiscal conséquent en matière d’impôt sur le revenu (IR).

Comment devenir rentier en investissant dans les Fonds d’investissement de proximité ?

Qu’est-ce qu’un Fonds d’investissement de proximité ?

La création des FIP est instituée par l’article 26 de la loi du 1er août 2003. Mais deux ans après, c’est-à-dire en 2005, cette disposition a été aménagée par l’article 38 de la loi de finances de l’année concernée, ainsi que l’article 98 de la loi du 2 août 2005 relative à la promotion des PME françaises.

En effet, les Fonds communs de placement à risques (FCPR) n’étaient plus adaptés aux besoins de ces entreprises de moyenne et de petite taille. En plus, ils n’exercent que dans des zones géographiques limitées par seulement quatre régions limitrophes.

Pour avoir le statut de FIP, l’organisme de collecte de fonds doit investir au moins 70 % de son capital dans les PME, c’est-à-dire à travers des valeurs mobilières comme les actions, les obligations, les parts de SARL (au moins 10 % des placements en SARL doivent être effectués dans les PME âgées de moins de 5 ans).

Qu’est-ce qu’un Fonds d’investissement de proximité

En ce qui concerne les 30 % restants, ils peuvent être investis dans des instruments financiers divers tels que les actions de sociétés anonymes, les obligations de l’État, les placements monétaires, etc. Cependant, les FIP ne peuvent pas souscrire des parts de Sociétés civiles telles que les SCI ou les SCPI.

Puisque le FIP est un placement non-côté en Bourse, il permet de devenir rentier dans les meilleures conditions. De fait, grâce à la réduction d’impôt qui peut être obtenue, les investisseurs peuvent créer un véritable coussin de sécurité financière en cas de moins-value au cours de la liquidation. Ainsi, la performance du placement FIP réside avant tout dans la durée de détention des actifs.

Devenir rentier grâce aux placements FIP en réduisant son impôt sur le revenu

En général, les FIP ouvrent leur capital pendant une durée limitée et fixée à l’avance pour permettre aux épargnants d’effectuer leur souscription à temps. Cette période d’ouverture varie d’un FIP à l’autre. Par conséquent, pour devenir rentier grâce aux FIP, il convient d’investir au bon moment.

Effectivement, comme évoquée plus haut, la souscription de parts de FIP donne droit à une réduction d’IR et d’ISF (pour les placements effectués avant la fin de l’année 2017). De ce fait, pour pouvoir bénéficier d’un avantage fiscal lié au revenu de l’année N, le futur rentier doit investir avant la fin de l’exercice comptable considéré, c’est-à-dire le 31 décembre.

De toute façon, que l’investissement se fasse en juin, en novembre ou à n’importe quel mois de l’année concernée, le montant de la réduction sera le même. Ce n’est pas tout, pour prétendre à ce privilège fiscal, le futur rentier doit également s’engager à conserver ses parts pendant une durée minimale de 5 ans sauf en cas d’invalidité, de licenciement ou de décès.

Le type de FIP créé en 2003 est appelé « FIP classiques ». Ils sont destinés à financer les PME implantées en France métropolitaine. Ainsi, les futurs rentiers fiscalement domiciliés en France et qui investissent dans cette catégorie d’actif peuvent bénéficier d’une réduction d’IR de l’ordre de 18 % du montant de leur mise (frais d’entrée non inclus).

Devenir rentier grâce aux placements FIP en réduisant son impôt sur le revenu

Par ailleurs, le plafond annuel de versement retenu est de 12 000 euros pour un célibataire, veuf (ve) ou divorcé ; et de 24 000 euros pour les personnes soumises à l’imposition commune.

Par exemple, avant le 31 décembre 2018, une personne célibataire a placé 9 000 euros dans un FIP avec 1,5 % de droits d’entrée. Il pourra donc prétendre à une réduction d’IR de 1620 euros, lequel montant lui sera restitué en septembre 2019.

En ce qui concerne les FIP Corse et les FIP outre-mer, la réduction d’IR qu’ils génèrent est encore plus intéressante : 38 % du montant des versements effectués avec le même plafond de versement que les FIP classiques.

Comment bien choisir un FIP pour en devenir rentier ?

Le choix de l’enseigne gestionnaire du fonds est un détail crucial en matière de placement en FIP. Pour atteindre son objectif de devenir rentier grâce à ce type d’investissement, il faut rester minutieux dans son processus de sélection. Par précaution, il vaut mieux se tourner vers les sociétés de gestion bien solides et expérimentées.

Autrement dit, le FIP doit avoir pignon sur rue, c’est-à-dire être réellement crédible et disposer d’une équipe compétente ayant déjà opéré sur le marché depuis au moins 6 ans. En fait, le non-coté est un investissement de long terme, ce qui nécessite une analyse bien objective.

En outre, la performance passée du FIP choisi doit être bien visible, car cela représente le principal indicateur de sa fiabilité. Pour bien l’analyser, il ne faut pas hésiter à faire appel aux conseils d’un professionnel.

Comment bien choisir un FIP pour en devenir rentier

Ensuite, une bonne performance rime avec une bonne flexibilité. Par conséquent, l’enseigne doit être capable d’acheter et de revendre ses parts sans difficulté. De leur côté, les partages de dividende doivent se faire à une date fixe sauf en cas de force majeure. D’ailleurs, la ponctualité est une raison de plus pour opter pour les FIP bien expérimentés.

En effet, plus les actifs sont matures et plus la date de sortie du fond est proche, plus les indicateurs de performance sont pertinents. Cela dit, seul le rendement des actifs arrivés à échéance doit être placé sous la loupe de l’investisseur. Normalement, il doit être visible en temps réel sur le portail Web du FIP à observer ; sinon, ce n’est pas très bon signe.

Enfin, le modèle économique du FIP choisi doit être en parfait accord avec les thèmes d’investissement du futur rentier. Il serait donc préférable d’investir dans des enseignes réellement en mesure de préciser leur domaine de prédilection.

Autres informations utiles pour devenir rentier dans les FIP

Outre la possibilité de défiscalisation liée à l’impôt sur le revenu, les FIP accélèrent également le délai d’atteinte de l’indépendance financière grâce à l’exonération de l’impôt sur la plus-value au moment de leur liquidation. En tout cas, c’est l’un des plus grands avantages de ce type de placement. Donc, que ce soit à la sortie ou au cours de la gestion du fonds, les investisseurs peuvent profiter pleinement de leur plus-value sans s’acquitter d’aucune charge fiscale, sauf pour les prélèvements sociaux qui sont fixés à 13,5 % depuis le début du mois d’octobre 2011.

À l’instar des FIP, les Fonds communs de placement dans l’innovation (FCPI) investissent aussi dans des PME, mais plutôt dans des domaines bien plus innovants. Certains investisseurs se demandent s’ils sont plus rentables que les FIP. À vrai dire, les FCPI offrent un potentiel de gain nettement supérieur à celui d’un FIP, mais le risque y est un peu plus élevé.

Enfin, avant de se lancer dans l’investissement en FIP, il convient de prendre en compte les frais de gestion, car ils peuvent représenter une charge bien plus lourde qu’il n’y paraît. Le fait est qu’un simple écart d’un point de pourcentage entre deux fonds pourrait gravement pénaliser la rentabilité du placement. Mais cela ne veut pas dire que les frais de gestion sont l’unique critère de choix à considérer avant d’investir dans un FIP.

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