Pour contribuer à la sauvegarde de la planète et devenir rentier en même temps, il n’y a rien de mieux que d’investir dans les forêts. Voici les techniques pour effectuer ce placement plutôt altruiste.

Investissement en forêt : l’une des meilleures solutions pour devenir rentier à vie

Investissement en forêt : l’une des meilleures solutions pour devenir rentier à vie

Pour diversifier son patrimoine et devenir rentier au moment voulu, les forêts représentent des actifs fiables. En effet, c’est un bien écologique tangible et renouvelable qui produit des matériaux en bois permettant de créer une valeur sûre sur le long terme.

Un article du magazine Figaro a dévoilé les atouts de la forêt française qui demeure encore sous-exploitée. En plus, les contraintes liées à l’énergie permettent de confirmer l’hypothèse selon laquelle ce créneau va devenir une ressource fortement plébiscitée d’ici quelques années.

Rien que pour répondre aux besoins futurs en matière de résine à l’échelle mondiale, la France satisfait à toutes les exigences en termes de volume et de qualité pour en devenir leader dans le domaine de l’exportation. C’est d’ailleurs pour cette raison que les groupements forestiers prévoient de se focaliser sur les forêts résineuses pour tabler sur de meilleurs rendements.

Ces groupements sont promis à un bel avenir, car en plus des fonds collectés auprès des particuliers et des entreprises, ils bénéficient également de ressources financières supplémentaires octroyées par le fonds stratégique carbone (FSC) piloté par les pouvoirs publics.

Qui plus est, investir dans les forêts via les groupements fonciers forestiers est d’autant plus simple que d’investir dans une SCPI (société civile de placement immobilier). Le placement consiste à souscrire des parts dont le montant est très accessible (quelques milliers voire quelques centaines d’euros seulement). Cette souscription donne droit à la propriété d’une partie des forêts du groupement au prorata de l’apport initial de chaque investisseur.

L’acquisition d’une forêt via un groupement permet d’éviter les contraintes de gestions, car contrairement aux idées reçues, le placement forestier nécessite un entretien régulier (girobroyage, élagage, marquage des bois, coupe, etc.). Cela dit, ces tâches pourraient être fastidieuses, raison de plus pour les confier à une entité spécialisée qui prend également en charge les taxes, les assurances et les frais de suivis.

Devenir rentier en investissant dans les forêts : les avantages fiscaux

Devenir rentier en investissant dans les forêts : les avantages fiscaux

L’investissement forestier est une niche fiscale qui contribue à accélérer l’accès d’un épargnant au statut de rentier. Effectivement, une personne fiscalement domiciliée en France qui acquiert des parts forestières auprès des sociétés d’épargne forestière (SEF), des groupements fonciers forestiers (GFF) ou des groupements d’intérêt économique et environnemental forestier (GIEEF) peut bénéficier d’une réduction d’impôt sur le revenu (IR)et de l’impôt sur la fortune (ISF).

En ce qui concerne l’IR, une réduction de 18% est prévue par le dispositif Défi-Forêt, mais dans la limite des 5 700 euros. Un montant calculé à partir des dépenses globales consacrées par l’épargnant à l’achat de ses parts. Les cotisations d’assurance à payer pour couvrir le risque de tempête bénéficient également d’une déduction de 76% avec un plafond de 6 250 euros. Ceux ou celles qui veulent devenir rentiers dans le secteur forestier peuvent bien évidemment prétendre à un crédit d’impôt sur les travaux forestiers tels que le reboisement, la récolte du bois ou la sauvegarde des espèces.

En tant que contribuable, l’investisseur forestier a le droit d’obtenir une exonération d’impôt sur la fortune. Autrement dit, il peut bénéficier d’un abattement de 75% de la valeur des forêts acquises s’il s’engage à conserver sa propriété pendant 30 ans dans le cas d’un achat direct ou pendant 2ans dans le cadre d’un achat de titres de détention auprès des GFF, des GIEEF ou des SEF. Comme toute transmission patrimoniale, le calcul des droits de succession et de donation tient compte de ladite exonération.

SCPI forestières : comment y accéder pour en devenir rentier ?

SCPI forestières : comment y accéder pour en devenir rentier ?

Les SCPI forestières sous forme de Groupement forestier d’investissement (GFI) ont été lancées vers le début du premier semestre 2018 afin de démocratiser les fonds dédiés au secteur forestier. Elles ont été créées dans le code forestier dès le mois d’octobre 2014. Leur existence n’a été entérinée qu’en octobre 2017 par une ordonnance prise par le Président de la République.

Le décret d’application entré en vigueur il y a quelques mois a permis à l’AMF de donner son visa pour le lancement de ce nouveau produit sur le marché. À vrai dire, les GFI seront soumis aux mêmes règles de prudence, de commercialisation et de souscription que les SCPI.

Donc, au lieu d’acheter en direct quelques hectares de terrains et attendre des années pour les exploiter soi-même à des coûts souvent assez exorbitants, pourquoi ne pas se tourner vers les GFI ? Grâce aux savoir-faire de ces acteurs spécialisés, le futur rentier pourra miser une petite somme de départ tout en observant la tendance du rendement au fil des années (le ticket d’entrée d’un GFI tourne autour de 5.000 euros).

D’ailleurs, en termes d’accessibilité, plusieurs plateformes en ligne ont été créées pour donner aux investisseurs l’occasion de découvrir plus facilement les véritables avantages des SCPI forestières. Bref, ce type de SCPI est un produit de placement hors marchés financiers et immobiliers dont le but est de donner un héritage écologique intact à la génération future tout en versant aux souscripteurs un dividende stable.

Devenir rentier : comment choisir un groupement forestier ?

Devenir rentier : comment choisir un groupement forestier ?

Pour devenir rentier avec certitude grâce à l’achat de forêt, il ne faut jamais négliger les critères de sélection du ou des groupements forestiers. La première chose à vérifier est la valeur de la forêt. Ce paramètre s’évalue à partir de quelques points essentiels : la localisation, le climat, le relief, la nature du sol, l’exposition des forêts à la lumière. Il faut également prendre en compte les peuplements forestiers (espèces, type d’essences, âge, taille, densité …).En ce qui concerne les stratégies d’exploitation, l’apprenti rentier doit être bien informé des objectifs prévisionnels de coupes et de reboisements du groupement, ainsi que ses politiques de suivi en cas d’activité de chasse ou de pêche. Pour ce qui est de la qualité de gérance du groupement, il convient d’accorder une grande importance à la réputation et aux expériences de l’enseigne, notamment sa capacité à conseiller ses clients et à gérer leur patrimoine à moindres frais.

La taille d’un groupement forestier doit être optimale de manière à offrir aux souscripteurs la possibilité de vendre leurs parts en toute circonstance sur le marché secondaire de gré à gré (c’est la liquidité des parts).Enfin, certains groupements affichent un versement de dividende irrégulier, soit à cause de la non-maîtrise des fréquences de coupes et des provisions pour tempêtes, soit de l’existence des créances douteuses vis-à-vis des exploitants secondaires. De ce fait, l’épargnant doit être conscient de ces risques avant d’opter pour une enseigne quelconque. De préférence, il est plus sûr de répartir son capital dans différents groupements forestiers.

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