Investir dans un Groupement foncier agricole, c’est baser son ambition de devenir rentier sur des actifs fiables et bien gérés. Voici les raisons.

Qu’est-ce qu’un Groupement foncier agricole ?

Qu’est-ce qu’un Groupement foncier agricole

Un Groupement foncier agricole (GFA) est un type de société civile destinée à promouvoir le secteur agricole dans sa globalité. Son statut juridique est similaire à celui d’une société civile immobilière. Historiquement, il a été créé dans les années 1970 et avait pour objectif de faciliter la transmission des exploitations familiales, c’est-à-dire la transformation des lots de terre en parts de société donnant droit à des avantages pécuniaires. Avec les années, les activités des GFA ont beaucoup évolué et sont bien ancrées dans le monde des finances pures.

Selon l’article L 322-6 du Code rural et de la pêche maritime, le GFA se limite à la création ou la conservation d’une terre agricole. Mais dernièrement, leurs opérations se sont diversifiées pour offrir aux associés une opportunité de gain conséquent. Comme tout organisme de placement immobilier, les GFA confient les activités de culture à des professionnels expérimentés, et cela sur la base d’un bail à long terme. Les GFA aident également les acteurs agricoles français à se rassembler et à unir leur force pour ajouter un surplus de dynamisme dans ce secteur traditionnel. Cela dit, c’est l’un des meilleurs moyens de devenir rentier, car les activités sont rigoureusement encadrées et les stratégies d’investissement bien conçues.

Devenir rentier grâce aux GFA : comment fonctionne cet investissement ?

Devenir rentier grâce aux GFA : comment fonctionne cet investissement

Tout d’abord, il convient de remarquer que les GFA peuvent apparaître sous trois formes : le GFA familial, le GFA mutuel et le GFA investisseur. Le premier type de GFA regroupe les membres d’une famille, le second se limite à appuyer financièrement et techniquement les agriculteurs à travers le syndicalisme agricole. C’est dans le troisième type de GFA qu’un investisseur peut réaliser son rêve de devenir rentier. En effet, le GFA investisseur a pour but de réunir les fonds des épargnants par l’intermédiaire d’un établissement financier ou d’un notaire. Autrement dit, le GFA se charge d’acquérir des terres pour ensuite les mettre à disposition des agriculteurs dédiés. Chaque associé doit être disposé à investir dans l’agriculture et même pendant une durée de 5 ans s’il le souhaite. En effet, en contrepartie de la souscription des actifs, chaque associé reçoit des parts sociales qui donnent droit à un certain nombre d’avantages financiers, notamment le bénéfice.

Par ailleurs, le Code rural autorise le nantissement des parts si les associés souhaitent recourir à un prêt bancaire. En plus, en investissant dans les GFA-bailleurs, le futur rentier pourra bénéficier d’avantages fiscaux basés sur des baux à long terme. Pendant l’Assemblée générale, la détention des titres GFA-bailleur permet de jouir d’un droit de vote proportionnel à l’apport effectué, c’est-à-dire que chaque part est l’équivalente à une voix. Enfin, aucun événement lié à la personne de l’associé ne peut provoquer la dissolution d’un GFA. Cela dit, c’est une structure qui offre une bonne sécurité d’investissement, car les procédures sont bien transparentes et toutes les décisions sont prises collégialement par les associés et le(s) gérant(s).

Devenir rentier en investissant dans les GFA : quels sont les avantages ?

Devenir rentier en investissant dans les GFA : quels sont les avantages

En matière de fiscalité, les GFA permettent d’économiser et de devenir rentier plus rapidement. Effectivement, de larges exonérations d’impôt sur la fortune immobilière (IFI) attendent les investisseurs s’ils respectent certaines conditions prévues par le Code général des impôts. En matière de donation ou de succession, seuls 25% de la valeur de la part de l’investisseur est taxée. Qui plus est, l’abattement est de 50% si le détenteur de parts conserve son actif pendant au moins 2 ans. En termes de frais de souscription, la plupart des GFA établissent des tarifs préférentiels. D’ailleurs, le ticket d’entrée de ce type de groupement dépasse rarement les 5000 euros, ce qui fait qu’ils soient accessibles à toutes les bourses. Outre la flexibilité des modalités d’acquisition, l’atout supplémentaire des GFA réside dans le professionnalisme des entités qui s’occupent de la vente des parts. Ce sont en effet des acteurs fiables et capables de dénicher des offres économiquement avantageuses, à des prix abordables.

Par ailleurs, comparés aux autres actifs comme les SCPI, les actifs acquis auprès d’un GFA offrent une rentabilité assez modeste (environ 2,50%), mais stable dans le temps. Mais ce taux peut varier à la hausse selon la nature des exploitations. Par exemple, les plants truffiers affichent une performance vertigineuse du fait de hausse de la demande de ce produit sur le marché international. Mieux, un GFA-exploitant peut compter sur les surplus de loyers bien encadrés par les sociétés d’aménagement foncier et d’établissement rural pour booster sa recette locative. Aussi, la plus-value à la revente est considérable si l’exploitation est de bonne qualité. Bref, le GFA reste une valeur refuge et c’est l’actif idéal pour préparer sa retraite.

Quelques conseils pour devenir rentier en investissant dans les groupements fonciers agricoles

Quelques conseils pour devenir rentier en investissant dans les groupements fonciers agricoles

Pour avoir une image fidèle de l’évolution de son investissement et devenir rentier en temps voulu dans un GFA, il est conseillé de tenir une comptabilité. En effet, cela permet d’établir un bon plan financier en exploitant toutes les pistes de placement possibles au sein de diverses enseignes. Mais ce n’est pas tout, cela évite également les soucis administratifs lors des contrôles fiscaux. Par précaution, le futur rentier doit pouvoir accéder au compte de résultat du GFA à chaque fin d’exercice.

Ceci afin de suivre la performance réelle des exploitations agricoles. La tenue de la comptabilité assure également une gestion de trésorerie plus fine tout en effectuant un suivi de comptes courants en temps réel, sans oublier la mise en place de réserves à part pour se prémunir d’une éventuelle dissolution prématurée. En matière de répartition de capital, si le futur rentier détient plus de 50 % des parts, il a plutôt intérêt à revendiquer la gérance du GFA afin d’assurer la pérennité des activités.

Oui, les risques de dérapage sont omniprésents, ce qui nécessite un dispositif de contrôle interne bien affermi. De toute façon, ce type de placement nécessite une initiative de la part des investisseurs pour l’amélioration continuelle du rendement des actifs et la recherche de débouché.

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