Avec le prix du vin français qui est appelé à grimper au fil des années, investir dans le vignoble s’avère être un très bon plan. Au vu de la tendance croissante des plus-values potentielles, devenir rentier via les Groupements fonciers viticoles présents dans l’Hexagone est la solution la plus sûre. Voici les techniques et les détails à connaître.

Qu’est-ce qu’un Groupement foncier viticole ?

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Un Groupement foncier viticole (GFV) est une société civile de placement foncier destinée aux particuliers désireux d’accéder à la copropriété de vignobles. Grâce à l’acquisition de parts de ladite société, il est possible de tabler sur un rendement net de 3% en fonction de la variation du prix des vignes sur le marché. Autrement dit, les GFV ne cultivent pas des vignes, mais confient cette tâche délicate à des viticulteurs experts.

De ce fait, leur activité se limite à acquérir et/ou à louer des vignobles de haute qualité et à les faire exploiter par des professionnels dans le domaine. Les associés du GFV perçoivent régulièrement des revenus issus du fermage dont le montant est proportionnel au nombre de parts en détention. Ce revenu est ajusté, chaque année, en fonction du cours du marché du vin.

Chaque porteur de part au sein d’un GFV peut s’échapper aux risques opérationnels liés à l’exploitation des vignobles grâce aux systèmes de garantie de revenu pouvant être établis entre les deux parties contractantes. D’ailleurs, investir dans le terroir français, dont la réputation est mondialement connue, est une bonne alternative immobilière pour diversifier un patrimoine. C’est un placement qui peut être envisagé comme étant un investissement de long terme capable de contribuer à l’atteinte de l’indépendance financière d’un apprenti rentier.

Devenir rentier en investissant dans les Groupements fonciers viticoles : les différentes étapes à suivre

les différentes étapes à suivre

Il n’y a rien de plus simple que d’accéder au statut d’investisseur et devenir rentier au sein d’un GFV. En effet, pour devenir un associé, il faut d’abord prévoir un budget d’environ 5 000 euros (ou plus). Ce ticket d’entrée paraît assez élevé par rapport à d’autres Groupements non cotés. La raison est simple : les gérants de ce type d’entité de placement ne sélectionnent que les investisseurs sérieux et prêts à créer un lien de partenariat gagnant-gagnant.

Quant à la fiabilité de l’organisation, le futur rentier n’aura aucun souci à se faire étant donné que l’exploitation du vignoble est confiée à des viticulteurs expérimentés, selon un contrat de bail à long terme. De toute évidence, la valeur ajoutée dégagée par un GFV dépend en grande partie du choix du vigneron.

Lors de la souscription de parts, l’associé a droit à un certain nombre de bouteilles libellées au nom du domaine et dont le prix peut varier d’une année à l’autre et généralement à la hausse. Par exemple, une part de GFV d’une valeur de 2 000 euros d’une marque déposée de vignoble français permet de tabler sur un profit de 5 bouteilles par an dont le prix du litre est fixé par un arrêté préfectoral.

Par ailleurs, le détenteur de parts peut également être payé en numéraire tout en bénéficiant d’un tarif préférentiel sur les produits de l’enseigne. Bien évidemment, il peut les revendre à tout moment pour augmenter sa rentabilité. En fait, le rendement annuel moyen de ce type de placement tourne autour de 2 à 4 %, sans compter les plus-values issues des éventuelles reventes de parts et de produits.

Acquérir des parts de Groupements fonciers viticoles et en devenir rentier : les avantages

Acquérir des parts de Groupements fonciers viticoles et en devenir rentier

La réalisation du rêve de devenir rentier dans le domaine du vin français peut parfois être perturbée par les prix des vignobles qui sont, actuellement, assez exorbitants (environ 1,1 million d’euros en moyenne). Par exemple, le prix du vignoble en Champagne a quadruplé depuis plus d’une vingtaine d’années. Celui des grands crus comme les Côtes de Beaune a même septuplé. Heureusement que les GFV sont là pour pallier cette difficulté.

Ils permettent à tous les néophytes d’investir dans ce créneau, et même s’ils ne disposent que d’un budget assez limité. En plus, ce type de société sait combiner les actifs phares avec les actifs moins prestigieux, ceci afin d’avoir une capacité d’évaluation plus crédible du potentiel d’appréciation de chaque vignoble aux yeux des consommateurs. Les GFV partagent également des dividendes variables, de quoi se protéger des effets dépréciatifs de l’inflation. L’autre aspect avantageux des GFV réside également dans sa fiscalité.

En effet, pour garder l’image de noblesse du vin français, le Gouvernement a mis en place des systèmes de défiscalisation attrayants dont l’objet est de promouvoir ce secteur éternellement dynamique.

En clair, les GFV représentent un outil d’optimisation fiscale très efficace, notamment en termes d’impôt sur le revenu, d’impôt sur la fortune immobilière (IFI) et de charges de succession. Pour ce qui est de l’impôt sur le revenu, un déficit foncier rural relatif aux dépenses d’entretien du vignoble est valable, ceci afin de neutraliser les éventuels bénéfices fonciers générés par les biens immobiliers urbains.

En termes d’IFI, la valeur des parts souscrites ayant fait l’objet d’apports permet au futur rentier de bénéficier d’une exonération fiscale pouvant atteindre 75 % (mais dans la limite de 101 897 euros et à hauteur de 50 % au-delà de ce plafond). L’exonération de droits de donation et de succession fonctionne selon le même principe que l’IFI.

D’autres conseils pratiques pour devenir rentier grâce aux Groupements fonciers viticoles

D’autres conseils pratiques pour devenir rentier grâce aux Groupements fonciers viticoles

Certains investisseurs trouvent plus profitable d’opter pour un GFV à capital variable, car il n’y a aucun droit d’enregistrement en cas de retrait, de quoi atteindre l’objectif de devenir rentier plus rapidement. En effet, quand le GFV est à capital variable, chaque associé peut se retirer totalement ou partiellement de la société par un simple processus d’annulation de ses parts en contrepartie d’une souscription équivalente.

Autrement dit, il suffit qu’un nouvel associé manifeste, auprès de la gérance, sa volonté à acquérir les parts cédées (le prix de cession est égal à la valeur nominale augmentée de la prime d’émission). En outre, la commission de souscription est généralement à la charge de l’associé entrant. La cession de parts peut donc s’effectuer sans la moindre intervention de la gérance. Mais le prix de chaque part est fixé par cette dernière sur la base d’un indice préalablement établi avant le début de chaque exercice comptable.

Le retrait d’un associé dans le cadre d’un GFV à capital fixe est, par contre, soumis à des droits d’enregistrement d’une centaine d’euros (les frais de souscription sont à la charge de l’acquéreur).Enfin, avant de choisir un GFV, il faut bien se renseigner sur sa réputation, sa performance passée ainsi que sa capacité à honorer ses engagements. Il est même conseillé de faire appel à un professionnel pour éviter les erreurs.

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