Les SOFICA sont un dispositif assez méconnu, mais très lucratif pour un investisseur déterminé à devenir rentier. Elles permettent de soutenir financièrement le développement de la cinématographie française et européenne tout en offrant à leurs souscripteurs une possibilité de réduction d’impôts conséquente.

Qu’est-ce qu’une SOFICA ?

Qu’est-ce qu’une SOFICA

Créées en juillet 1985, les Sociétés de financement de l’industrie cinématographique et de l’audiovisuel (SOFICA) sont des sociétés de placement non cotées, largement accessibles pour les particuliers désireux de se constituer un revenu régulier. Elles ont pour mission de collecter des fonds pour financer des œuvres cinématographiques et audiovisuelles. Étant donné que ce secteur est en plein essor en France et dans bon nombre de pays de l’Union européenne, c’est un investissement qui peut rapporter gros.

Par ailleurs, les SOFICA ne peuvent être créées sans l’agrément des ministères de tutelle ainsi que le Centre national du cinéma et de l’image animée (CNC). Étant donné leur succès, une réforme adoptée en 2017 a prolongé leur validité de 3 années supplémentaires. En plus, cette nouvelle disposition a fait qu’elles soient plus encadrées et plus engagées dans leur mission.

Ainsi, depuis le début de cet automne 2018, une douzaine de SOFICA ont lancé une campagne pour tabler sur une collecte globale d’un montant de 63 millions d’euros jusqu’à la fin de l’année.

Mais comme tout placement financier, la mise annuelle du souscripteur doit se faire dans la limite d’un plafond établi par l’enseigne ainsi que les dispositions légales. Ceci afin d’établir un équilibre réel entre chaque porteur de parts. Une durée minimale de détention est également prévue pour bénéficier des mesures de défiscalisation y afférentes.

Il importe de remarquer que le rendement des placements SOFICA évolue en fonction du succès des films financés. Donc, c’est un support de diversification d’investissement très prometteur pour devenir rentier.

Les avantages fiscaux offerts par les SOFICA : un bon moyen de devenir rentier dans le 7e art

Les avantages fiscaux offerts par les SOFICA

À vrai dire, les investisseurs optent pour les SOFICA du fait des réductions fiscales très intéressantes qu’elles offrent. C’est une évidence puisque les dispositifs de défiscalisation sont l’une des pistes que les futurs rentiers exploitent en premier. En effet, la performance des actifs SOFICA repose en grande partie sur ce privilège fiscal.

Mais en matière de rationalisation fiscale sur le moyen et le long terme, les SOFICA sont parmi les sociétés de défiscalisation soumises à un plafond global de niches fiscales de l’impôt sur le revenu, cela en contrepartie d’une durée de détention bien déterminée (5 à 10 ans).

Pour les souscriptions effectuées depuis le début de l’année 2017, la réduction d’impôt peut atteindre 48 % du montant de la mise de départ. Mais ce chiffre est soumis à quelques conditions : la société bénéficiaire doit consacrer au moins 10 % de ses investissements à des œuvres audiovisuelles axées sur des fictions, des documentaires ou toutes sortes d’animations très plébiscitées telles que les séries.

Au total, en tenant compte du plafond de versement annuel établi à 18 000 euros, la réduction fiscale peut s’élever jusqu’à 8 640 euros, c’est-à-dire pas moins de 25 % du revenu net du futur rentier.

Si la SOFICA arrive à restituer 80 % de la somme investie en l’espace de 6 ans avec un avantage fiscal de 48 %, le rendement net annuel du placement est de l’ordre de 5,1 %, soit plus ou moins équivalent à celui d’une SCPI.

En plus, cette réduction d’impôt accordée sera toujours valable dans le cadre du prélèvement à la source qui sera appliqué en 2019.

Bien choisir sa SOFICA pour en devenir rentier

Bien choisir sa SOFICA pour en devenir rentier

Devenir rentier dans le domaine des SOFICA implique une parfaite connaissance de deux facteurs : la capacité de l’enseigne à miser sur des œuvres fiables et à fort potentiel, et sa capacité à respecter les conditions d’éligibilité à la réduction fiscale. Ainsi, il convient de privilégier les SOFICA connues dans le secteur de la cinématographie et qui disposent déjà d’un encours conséquent.

Le but étant de récupérer au moins 90 % de la mise initiale. Pour cela, en plus des niches fiscales, il faut cibler celles proposant des frais de gestion raisonnables (pas plus de 1 % par an sur une période de 5 à 10 ans, avec un rendement moyen de 4 %).

C’est une mesure de précaution à prendre, car la production, le tournage et le lancement du film peuvent prendre quelques mois (le retour sur investissement est d’au moins 4 ans), ce qui nécessite une excellente prévision en amont pour s’assurer que l’objectif de devenir rentier soit atteint. En clair, il est plus que nécessaire d’analyser le modèle économique de la SOFICA : le type d’œuvres financées, la politique de distribution des dividendes, les techniques de prospection des partenaires, etc.

Pour gagner en rentabilité, il faut privilégier les SOFICA qui n’imposent pas de frais d’entrée. D’ailleurs, c’est l’une des stratégies d’appel de l’État pour encourager les investisseurs.

Conseils pratiques pour devenir rentier en investissant dans les sofica

Conseils pratiques pour devenir rentier en investissant dans les sofica

En tant qu’investissement basé sur le succès des films, la performance des SOFICA est assez complexe à analyser bien que des plateformes bancaires offrent des outils de simulation innovants dans ce domaine. Ainsi, comme l’évaluation de tout fonds non cotés, l’attention de l’apprenti rentier devrait se porter sur le dynamisme des projets à financer. Il est donc tenu de s’informer sur l’avancée des œuvres, et leur capacité à répondre aux attentes du public ciblé.

En fait, l’investisseur peut jouir de son statut d’actionnaire, quelles que soient les décisions prises par la société gestionnaire. Cela dit, en fonction de la valeur de sa part, il peut voter à chaque Assemblée générale.

Ce n’est pas tout, pour que la rentabilité de son projet d’investissement en SOFICA soit suivie avec transparence et précision, il est recommandé de recourir au savoir-faire d’un fiscaliste. Grâce à ses expériences, ce professionnel est en mesure d’élaborer une stratégie de placement à rendement réaliste afin d’éviter les pertes en capital. C’est d’autant plus indispensable étant donné que certaines SOFICA ne sont pas éligibles à une réduction fiscale.

Non seulement il aidera l’investisseur à cibler les bonnes enseignes, mais il peut également l’appuyer dans toutes les démarches requises dans le cadre de cet investissement assez atypique.

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