La diversité des offres proposées par les banques est une opportunité inédite pour devenir rentier. En effet, grâce aux conditions d’emprunt de plus en plus flexibles et aux taux d’intérêt encore plus bas, il est possible de tirer le meilleur parti de l’effet de levier financier généré par les crédits et d’accéder au statut de rentier tout en créant un patrimoine durable.

Opter pour des projets rentables pour devenir rentier en utilisant des crédits

Devenir rentier pour la première fois de sa vie nécessite une bonne maîtrise des risques et l’établissement, d’au moins, un plan d’investissement simplifié. En d’autres termes, une prise de risque inconsidérée et un investissement à la va-vite pourraient mettre le futur rentier dans une situation délicate, surtout quand le projet a été financé par des crédits. Par précaution, tout investisseur rationnel désireux de percevoir une rente tout en créant son propre patrimoine opte pour l’immobilier locatif.

En effet, c’est le projet d’investissement par excellence pour gagner la confiance des banques. Investir dans l’immobilier locatif c’est miser dans une valeur sûre. En plus, il y a trois options possibles : soit dans la pierre, soit dans la pierre-papier, ou bien dans les deux.

De toute façon, devenir rentier est une question de volonté et de rigueur. Si l’apprenti rentier pense être capable de gérer un immobilier en location, il peut opter pour la pierre, c’est-à-dire demander un crédit immobilier, en acquérir un qui puisse répondre à des besoins bien spécifiques en matière de location et percevoir les loyers en toute tranquillité.

Par contre, s’il a d’autres préoccupations ou si la gestion immobilière n’est pas sa tasse de thé, il pourrait opter pour la pierre-papier, c’est-à-dire à l’un des placements les plus prisés du moment : la SCPI ou société civile de placement immobilier. C’est simple, facilement accessible (certains enseignes proposent des souscriptions à partir de 200 euros la part) et très lucratif (un rendement pouvant avoisiner les 5%).


Que ce soit dans la pierre ou dans la pierre-papier, les banques sont toujours partantes pour appuyer les aspirants rentiers dans leur quête de la réussite, pourvu qu’ils satisfassent à quelques exigences.

Mettre en place un plan d’investissement afin d’obtenir du crédit pour devenir rentier

La réussite d’un investissement locatif pour devenir rentier dépend de la capacité du bien acquis à générer des revenus fonciers réguliers et conséquents. Dans le cas d’une détention en direct, il faut se fixer des objectifs en termes de loyer afin de déterminer la nature de l’immobilier à acquérir ainsi que le montant du prêt à demander.

Pour cela, il convient de commencer dans des investissements modestes pour calibrer le prix d’acquisition avec la capacité d’emprunt.

Par exemple, privilégier les petites surfaces comme les studios ou les appartements à deux-pièces dans les grandes villes où les locataires ne manquent pas. La nature du bien à acheter est également cruciale.

Par exemple, si les locataires ciblés sont des professionnels dans le domaine de la fabrication ou de la commercialisation, le mieux c’est de proposer une location nue, car la perspective du contrat est de moyen terme. Mais si les cibles sont des étudiants ou des touristes, la location meublée est plus appropriée. La mise en place de ce plan d’investissement simplifié est également valable pour les placements en SCPI.

Le choix des sociétés qui proposent les rendements les plus profitables et l’analyse de la compatibilité entre les différents types de SCPI (SCPI de rendement, SCPI fiscale ou SCPI en démembrement) et le profil financier du futur rentier sont autant de facteurs à prendre en compte.

En outre, il faut prévoir les divers frais d’acquisition possibles comme les frais d’agence, les frais de notaire ainsi que les frais liés aux travaux surtout pour ceux qui ont décidé d’opter pour la détention en direct. La préparation minutieuse de tous ces détails est pour le futur rentier une garantie réelle de la crédibilité du projet d’investissement, surtout aux yeux des banquiers.

Mettre en place un plan d’investissement afin d’obtenir du crédit pour devenir rentier

Ceci augmente la chance de voir sa demande de financement acceptée.

Faire un comparatif des crédits disponibles sur le marché pour devenir rentier

Vu l’intensité de la concurrence dans le secteur bancaire, les banques disposent d’une multitude d’offres pour attirer le maximum de clients. Par conséquent, les crédits immobiliers et les prêts à la consommation sont octroyés dans des conditions de plus en plus flexibles et à des taux d’intérêt encore plus attrayants.

Pour ces raisons, les futurs rentiers qui prévoient d’investir dans l’immobilier locatif et/ou dans les SCPI sont incités pour profiter de l’effet de levier financier généré par la baisse tendancielle des taux d’intérêt sur le marché du crédit. Faire jouer la concurrence devrait être le premier réflexe d’un nouveau rentier.

Que ce soit avec l’aide des courtiers ou suite à des demandes de renseignements effectuées par lui-même, le fait de trouver l’offre économiquement la plus avantageuse permet de sortir gagnant de l’investissement effectué. Ainsi, la compétence d’un courtier pourrait être indispensable pour trouver un établissement de crédit qui propose des prêts immobiliers avantageux tels que les prêts à taux zéro (PTZ), les prêts à l’accession sociale (PAS), ainsi que les offres d’assurance emprunteur y afférentes.

Il importe de remarquer qu’avant de trouver la banque qui financera le projet d’investissement locatif, c’est-à-dire dans le cas d’une détention en direct, un compromis de vente devrait être signé au préalable, car c’est un document requis lors de sa transmission du dossier au banquier. Ceci afin de lui prouver que c’est un investissement concret et réaliste.

Ensuite, la signature de ce compromis est suivie de la mise en place d’une clause suspensive pour que la date maximum à laquelle le futur rentier obtiendra le financement bancaire soit bien fixée. Sa durée est généralement de 45 jours à compter de la signature du compromis.

Monter un dossier de demande de crédit pour devenir rentier

Après avoir choisi l’établissement de crédit qui financera le projet d’investissement locatif, l’aspirant rentier est tenu de fournir à la banque un dossier qui contient tous les éléments indispensables à la souscription d’un prêt.

En clair, à partir de ce dossier, la banque analysera la stabilité financière de l’emprunteur, elle évaluera la capacité d’endettement de ce dernier (le taux d’endettement maximal autorisé est de 33% selon la loi Neiertz du 31 décembre 1989).

Pour les particuliers, l’essentiel des dossiers à fournir sont : les bulletins de salaire des trois derniers mois, le contrat de travail avec avenants, le dernier avis d’imposition, les relevés des comptes bancaires des trois derniers mois, les tableaux d’amortissement relatifs à d’éventuels crédits en cours, le compromis ou la promesse de vente, le certificat de valeur délivré par un notaire ou une agence immobilière, l’attestation de valeur locative.

Monter un dossier de demande de crédit pour devenir rentier

Après l’étude du dossier, le conseiller bancaire le transmet à son supérieur hiérarchique afin que cette dernière puisse émettre un « accord de principe » qui vise à accepter le prêt. Mais cet accord n’est pas encore définitif, car le décideur aura besoin d’avoir la confirmation de l’organisme de caution (l’assurance) avant de donner son dernier mot.

En effet, l’assurance a aussi son mot à dire, car le dossier de l’emprunteur passe entre ses mains pour qu’elle donne son accord afin de valider définitivement la demande de prêt.

L’accord de principe de la banque est émis généralement entre dix jours à trois semaines. Par ailleurs, cet accord de principe peut être accompagné de réserves sur des détails que l’emprunteur doit régler dans le plus bref délai (un contrat de travail non encore signé par exemple).

D’autres raisons telles que la non-réalisation de la transaction (la vente de l’immobilier) dans un délai de quatre mois pourrait aussi engendrer l’annulation du prêt par la banque puisque l’accord de principe n’a aucune valeur juridique.

Octroi du crédit par la banque et signature du contrat pour devenir rentier

Après avoir émis l’accord de principe et si tous les aspects de la demande répondent aux critères exigés par la banque, le contrat officiel relatif à l’emprunt est établi par cette dernière. Par la suite, le futur rentier, c’est-à-dire l’emprunteur, se doit de bien vérifier son exactitude en étudiant tous les points qui y sont mentionnés.

Pour ce faire, l’emprunteur dispose d’un délai de 10 jours pour réfléchir avant de signer le contrat. Si la proposition de prêt immobilier lui convient, il peut donner son approbation au banquier en lui renvoyant par courrier recommandé le contrat signé afin que l’accord réciproque soit définitivement validé.

Pour faciliter le versement des mensualités, la banque demandera à son emprunteur d’ouvrir un compte chez elle pour effectuer la domiciliation de revenus. Mais bien que ce soit une pratique très courante, elle n’est pas obligatoire, car la mobilité bancaire permise par la loi Macron donne à chaque Français la possibilité de domicilier ses revenus dans la banque de son choix.

En ce qui concerne l’acquisition du bien, il doit faire l’objet d’un acte officiel enregistré par un notaire. Suite à l’établissement de cet acte, le rentier recevra un titre de propriété entériné par ce dernier et qui prouve qu’il est devenu propriétaire du bien immobilier en question.

la loi Macron

Enfin, un mois après la signature du contrat de prêt immobilier, la première mensualité est remboursée. En cas de remboursement anticipé, des pénalités peuvent être appliquées par la banque, mais elles ne doivent pas dépasser l’équivalent d’un semestre d’intérêts ou 3% du capital restant dû.

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