Ce n’est un secret pour personne : il ne faut pas toujours compter sur sa banque pour réaliser son rêve de devenir rentier. En effet, il est également possible d’épargner pour investir, mais comment mettre suffisamment d’argent de côté dans ce cas ? Les réponses.

L’épargne pour devenir rentier : l’importance de l’établissement d’un budget

L’épargne pour devenir rentier : l’importance de l’établissement d’un budget

En moyenne, les Français ne consacrent pas moins de 14 % de leurs revenus mensuels aux placements d’épargne. C’est déjà un très bon signe ! Mais atteindre le statut de rentier nécessite pas mal de sacrifices ainsi qu’une bonne méthode de gestion de trésorerie personnelle. De ce fait, l’élaboration d’un budget mensuel est primordiale, car c’est un outil permettant d’établir une démarche plus affermie et favorable à la création d’un climat organisationnel en matière d’investissement. Ainsi, c’est une décision qui en vaut la peine étant donné que la raison d’être de cet outil de prévision est de rationaliser les dépenses pour constituer une épargne conséquente.

Pour concocter un bon budget, il suffit de lister toutes les dépenses, de les classer par ordre de priorité et de les combiner minutieusement avec le montant du revenu mensuel, ceci afin de dégager un « reste à vivre ».

Ce processus simple, mais efficace est le meilleur moyen d’évaluer la capacité d’épargne de l’apprenti rentier. La confrontation des dépenses avec les ressources disponibles permet d’éviter les gâchis, c’est-à-dire de déceler les sources de dépenses improductives faisant obstacle au renforcement de l’effort d’épargne.

Devenir rentier en épargnant implique également l’inclusion d’un objectif patrimonial réaliste dans un budget. Mais la nature de cet objectif dépend structurellement de l’âge de l’épargnant. Par exemple, les épargnants d’une trentaine d’années privilégient l’achat des actifs assez risqués, mais présentant un fort potentiel de gain dans un délai réduit. De leur côté, les personnes de plus 40 ans priorisent l’acquisition des actifs durables pour mettre leurs familles à l’abri ; celles âgées de plus de 50 ans optent plutôt pour une stratégie de diversification patrimoniale axée sur l’atténuation des charges fiscales afin de préparer leur retraite. Bref, le budget doit tenir compte de ces divers facteurs pour maximiser l’épargne.

Devenir rentier : les supports d’épargne appropriés aux personnes âgées de 18 à 40 ans

Devenir rentier : les supports d’épargne appropriés aux personnes âgées de 18 à 40 ans

Comme toute ambition financière, l’objectif de devenir rentier doit tenir compte de certaines contraintes et des spécificités des projets de l’investisseur (acquisition immobilière, financement des études, succession, protection familiale, retraite, etc.). Ceci afin de choisir le ou les meilleurs supports d’épargne utiles pour mettre de l’argent de côté sur le moyen ou le long terme.

La première préoccupation d’un investisseur inclus dans cette tranche d’âge devrait être la constitution d’un matelas de sécurité financière indispensable pour pallier les incertitudes. Les livrets d’épargne réglementée comme le Livret A représentent un bon plan d’épargne à toute épreuve. Même si son taux d’intérêt stagne autour de 0,75 % en ce moment, ce niveau de rendement a plus de chance d’augmenter en 2019.

L’avantage du Livret A réside dans sa plus grande liquidité, mais également dans le fait que c’est un placement qui offre une garantie de capital, une exonération d’impôt et des prélèvements sociaux. Cela permet d’accélérer tout projet de devenir rentier.

D’autres plans d’épargne comme le PEL ou plan épargne logement permettent aussi d’acquérir une résidence principale à moindre coût afin de maximiser ses économies. En effet, avec un taux immobilier de 2 % pour un délai de remboursement de 25 ans, il est tout à fait possible de transformer le fonds PEL en apport pour dénicher des conditions d’emprunt optimales.

Les futurs rentiers prêts à prendre un peu de risque peuvent opter pour le placement en Bourse via un PEA (plan d’épargne en actions) afin de diversifier leurs placements. Si l’investisseur arrive à le conserver pendant au moins 5 ans, il peut placer jusqu’à 150 000 euros sans payer le moindre impôt.

Les placements appropriés pour les futurs rentiers âgés de 40 et 55 ans

Les placements appropriés pour les futurs rentiers âgés de 40 et 55 ans

Si l’investisseur désireux de devenir rentier se trouve dans cette tranche d’âge, il a une bonne marge de manœuvre, car c’est la période pendant laquelle son niveau de revenu salarial n’est plus loin d’atteindre son pic.

De ce fait, c’est le moment idéal pour miser sur quelque chose de plus ambitieux et de plus stable. Le capital et les intérêts perçus pendant sa jeunesse peuvent servir d’apport pour se lancer dans un investissement locatif tel que l’acquisition d’un appartement de qualité.

Cette option tire son avantage de l’existence des dispositifs de défiscalisation tels que la loi Pinel. Effectivement, cette loi permet à un propriétaire de bien immobilier neuf ou en rénovation de bénéficier d’une réduction d’impôt sur les revenus pouvant atteindre 21 % du prix d’acquisition. À condition toutefois qu’il s’engage à louer son logement pendant une durée de 12 ans.

C’est également à cet âge que tout investisseur rationnel se lance dans des placements très rémunérateurs comme le contrat d’assurance-vie. Autrement dit, le moment idoine pour préparer sa retraite dans un climat d’investissement totalement maîtrisable avec le minimum d’incertitude.

Pour rappel, l’assurance-vie nécessite un délai de détention d’au moins 8 ans pour que son détenteur puisse profiter pleinement de la totalité des avantages fiscaux y afférents. Si le futur rentier est enclin à endosser un certain degré de risque, il peut se tourner vers les unités de comptes en actions. Dans le cas contraire, le mieux serait de choisir les fonds en euros.

Devenir rentier à la veille de sa retraite : les outils d’épargne idéals

Devenir rentier à la veille de sa retraite : les outils d’épargne idéals

À l’approche de la retraite, il faut toujours rester prudent en diminuant progressivement les placements de nature à engendrer une variation de revenu trop brusque. Autrement dit, il convient de réduire la proportion des actifs en actions en privilégiant d’autres actifs plus sûrs comme le fonds en euros. Cette technique est valable aussi bien dans le cadre d’un PEA que dans un contrat d’assurance-vie. De préférence, il faut utiliser une partie des disponibilités pour éponger petit à petit les éventuelles dettes en cours.

Pour épargner et accéder au statut de rentier dès son âge de retraite, le PERP (plan d’épargne retraite populaire) est aussi très profitable, grâce principalement à la possibilité de déduction fiscale qui représente environ 10 % des revenus professionnels.

Enfin, pour booster son épargne, préserver son train de vie et devenir rentier quelques mois avant sa retraite, la pierre-papier est l’une des meilleures alternatives. Parmi les actifs les plus plébiscités dans ce domaine figurent les sociétés civiles de placement immobilier ou SCPI. De fait, celles-ci se démarquent sur le marché grâce à leur capacité à distribuer un revenu régulier (trimestriel). Qui plus est, c’est un investissement fiable et lucratif étant donné le savoir-faire des sociétés de gestion à trouver des biens de location avec une qualité d’emplacement et de construction exceptionnelle.

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