Pour devenir rentier, il ne faut jamais mettre tous les œufs dans le même panier. Autrement dit, une fine répartition de son capital dans des placements risqués et non risqués est cruciale pour atteindre son indépendance financière. Voici donc quelques supports d’épargne sans risque que les investisseurs devraient privilégier.

Livrets d’épargne et bancaires : parmi les placements sans risque les plus plébiscités par les futurs rentiers

placements sans risque - livret d'épargne

Les livrets se divisent en deux catégories : les livrets réglementés et les livrets bancaires. Le Livret A, le LDDS (livret de développement durable et solidaire) et le LEP (livret d’épargne populaire)sont les principaux livrets réglementés les plus utilisés par les épargnants désireux de devenir rentiers. Ils offrent une totale garantie du capital et sont exonérés d’impôts et de prélèvements sociaux. Le seul bémol, c’est leur rendement et leur plafond de versement. En effet, le livret A, plafonné à 22 950 euros et le LDDS à 12 000 euros, n’affichent qu’un taux de rémunération de 0,75%. Le réajustement à la hausse de ce rendement est en pleine phase de négociation. Mais pour l’heure, les épargnants sont loin d’être sceptiques étant donné la nouvelle reprise de l’inflation ces 3 dernières années.

Pour tabler sur des intérêts bien plus intéressants, la plupart des Français se tournent vers le LEP (livret d’épargne populaire). Celui-ci affiche un rendement de 1,5% mais n’est accessible que pour les contribuables dont le revenu fiscal de référence est inférieur à 19 274 euros pour une personne seule et 29 567 euros pour un couple.

De leur côté, les livrets bancaires bénéficient d’un certain niveau de compétitivité ces derniers temps, surtout depuis que le rendement des livrets réglementés se trouve en deçà du seuil de 1 %.

Ces produits d’épargne commercialisés par les banques fonctionnent selon le même principe que le Livret A, à quelques exceptions près : leurs taux sont librement fixés par les établissements bancaires et le montant des versements n’est pas plafonné.

Aussi,leurs intérêts sont soumis à l’impôt sur le revenu et aux prélèvements sociaux, mais leur rémunération est très attractive au point d’atteindre 4% pendant les périodes promotionnelles. Bref, en combinant ces véhicules de placement, l’investisseur peut mettre tout ou partie de son capital à l’abri des risques, de quoi lui permettre de devenir rentier.

Devenir rentier c’est opter pour une valeur sûre sur le moyen et long terme grâce à l’assurance-vie en euro

placements sans risque - devenir rentier

À l’instar des livrets réglementés, les fonds en euro ont également été victimes d’une baisse de leur rendement. Mais quoi qu’il en soit, ils figurent toujours parmi les placements sans risque les plus productifs d’intérêt disponibles sur le marché. L’assurance-vie est d’ailleurs l’un des meilleurs alliés des investisseurs surtout s’ils ont comme ambition de devenir rentier avant l’âge de la retraite.

Au cours de l’année 2017, le rendement moyen de ces produits d’épargne tournait autour de 1,80%. L’année dernière, ce chiffre a légèrement progressé, ce qui laisse présager une bonne nouvelle cette année. Qui plus est, les assurances-vie gérées par certaines banques en ligne affichent des performances supérieures à 3,5 % nets de frais de gestion. Leur succès réside dans leur fiscalité qui devient très avantageuse au bout de 8 ans de détention (à peine 7,5% d’imposition avec disponibilité de capital à tout moment). Mieux, les fonds en euros ne sont soumis à aucun plafond de versement, ce qui signifie que le futur rentier peut cumuler autant de contrats qu’il veut dans la limite de ses moyens et en fonction de sa stratégie d’arbitrage.

Aussi, les fonds en euros sont d’autant plus intéressants depuis l’entrée en vigueur de la loi Pacte. À vrai dire, cette loi donne aux investisseurs la possibilité de recourir aux fonds dits d’euro-croissance, ceci afin de garantir à terme l’intégralité de leur capital selon un rendement unifié.

Il importe de noter que les bénéficiaires d’un contrat vie-génération ont droit à un abattement de 20% sur le montant total de leurs versements.

Quelles autres alternatives de placement sans risque pour devenir rentier ?

placements sans risque - altérnative

Au-delà des livrets et des assurances-vie, il existe d’autres alternatives envisageables pour atteindre son objectif de devenir rentier tout en profitant de la sécurité financière offerte par les placements sans risque. Parmi elles figurent le Plan Épargne Logement (PEL). Avec ce type de support, l’investisseur peut prétendre obtenir un rendement brut de 1,50 %, sachant que le fonds déposé doit rester intacte pendant les deux premières années de placement. Dans le cas contraire, le taux de rémunération pourrait tomber à 0,50 %.Au sein d’un PEL, les versements réguliers sont obligatoires.

Ils peuvent être effectués par mois, par trimestre ou par semestre (pour certains épargnants à revenus saisonniers, cette condition pourrait représenter une contrainte).Ce plan a une durée maximale de 10 ans après laquelle il n’est plus possible d’effectuer le moindre versement. Par ailleurs, le PËL continue toujours de produire des intérêts pendant 5 ans.

Donc, à y voir de plus près, il est vrai que le PËL est une alternative de placement sans risque fiable mais y miser une grande partie de son capital n’est pas recommandé. Et pour cause, il manque de flexibilité et sa rémunération est faible par rapport aux autres Plans de sa catégorie.

L’investissement dans l’or permet également de valoriser son patrimoine car c’est un métal précieux dont le cours est en constante évolution à hausse. C’est d’autant plus valable surtout quand il s’agit d’actif de bonne qualité. Néanmoins, il faut tenir compte des fluctuations des marchés en privilégiant les périodes où le contexte économique est propice à l’achat et à la vente.

Placement à risque modéré : pourquoi ne pas opter pour l’immobilier ?

Pas besoin de disposer d’un capital conséquent pour investir dans l’immobilier à moindre risque. Par exemple, il est tout à fait possible  de rentabiliser sa résidence principale grâce à l’exploitation des espaces libres.En effet, avec la pénurie de logement qui commence se faire sentir dans les grandes villes, de nombreux parents décident de louer les chambres vides de leur maison après le départ de leurs enfants.

Des étudiants, voire des touristes sont prêts à payer jusqu’à 600 euros par mois pour un tel confort et convivialité. Mais ce type de «mini-location» doit se faire avec un minimum de planification car, une fois le bail signé, il faut attendre que le délai de préavis soit écoulé avant que la pièce soit à nouveau disponible.

Cette option d’investissement, assez traditionnelle, tire surtout son avantage de l’exonération fiscale appliquée sur les loyers perçus. Oui, en tant que propriétaire vivant dans sa résidence principale, le futur rentier ne doit rien au fisc. Il suffit juste qu’il contractualise avec le locataire un bail meublé d’une durée minimale d’un an (neuf mois pour les étudiants) et qu’il respecte les normes de décence applicable à tout type d’habitat situé en France, notamment en matière de dimensions (neuf mètres carrés de surface habitable minimale avec une hauteur sous plafond de 2,20 mètres).

La location de parkings ou de caves est également un investissement abordable et sans grande contrainte. Ils offrent un rendement oscillant entre 4 et 10 %.

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